PARCOURS

Il y a dix ans, face à une perte de sens, je me tourne vers ce désir que j’avais réprimé, condamné et interdit : être libre. Je pars pour l’Australie et c'est en février 2011, suite à plusieurs mois d'intense introspection, que je prends conscience que je suis en prison et que celle-ci est en moi et m’accompagne partout où je vais.

Face à cette réalisation aiguë, je vis une expérience charnière qui marque le début d’une nouvelle vie. En l’espace d’un instant, le monde est transfiguré. La prison a disparu, l'Être est vu. À ce moment, je suis accompli : je ne trouve plus en moi la moindre trace de souffrance et je suis submergé par la joie. Je prends conscience que c'est notre nature et la racine de chacun d'entre nous. 

Bien que complètement transformé par cette expérience, je n’ai aucune guidance pour me l’expliquer ou pour me l’approfondir, alors avec le temps elle devient un souvenir et mes conditionnements mentaux se reconstruisent par dessus. Mais ce souvenir est brûlant et je ne m’intéresse plus qu’à une chose : comment retrouver cette joie ? 

J'engage alors toute ma vie dans cette direction et c'est ce qui m’amène sur les chemins de la thérapie.

Je rencontre Frédèric Florens – thérapeute – qui me guide et m'aide à m'approfondir. Je continue de voyager pour me découvrir (Vietnam, Inde…), fais de nombreuses rencontres marquantes et expérimente de fortes ouvertures de conscience. De mon propre besoin de me connaître apparaît une passion pour la compréhension de l'être humain : en me comprenant, je comprends les autres. 

C'est donc naturellement que je me dirige vers le métier de thérapeute.

Je découvre la communication non violente et enchaîne les stages. Un appel fort s’impose en moi : me recueillir dans la nature. Je réalise ma première quête de vision (tradition amérindienne), 4 jours, 4 nuits sans eau ni nourriture seul dans la montagne. J’entends parler du Festen, méthode de libération des peurs, créée par André Charbonnier, mêlant psychanalyse et coaching. Je me fais accompagner et décide, une fois mon propre Festen accompli, de devenir moi-même accompagnant. Après un peu moins de deux ans de pratique, je réalise une deuxième quête de vision, et pars en retraite dans le Sahara marocain avec Frédèric Florens.

 

Je sens que cette période de formation arrive à son terme et qu'il est temps de passer à une nouvelle étape de mon parcours : plus qu'une méthode pour aborder l'être humain et moi-même, je ressens le besoin d'aller à l'essentiel, au naturel le plus simple. J’arrête mes accompagnements et quitte Paris en me promettant de ne reprendre mon activité de thérapeute qu’uniquement après avoir nourri certains espaces en moi. Cette période d’errance se conclut par plusieurs mois de pratique intensive du Travail de Byron Katie, qui eux même se concluront par un stage de Reïki.

En juin 2018, en plein milieu du parc de Belleville, alors que je lis un livre, mon mental s’éteint sans même que je ne m’en rende compte et mon cœur s’ouvre. Il ne règne plus que tranquillité. L’expérience me brûle au plus profond. L’envie de partager, de soulager, de servir, apparaît comme inhérente à la nature de l’Être.

Quelques jours plus tard, je rencontre Lisa Schumacher à Paris – une enseignante spirituelle, elève de Gangaji, dans la lignée de Ramana Maharshi. C’est par son biais que je découvre la Leela School of Awakening, une école de thérapeutes initiée par Eli Jaxon-Bear - dont j'ai obtenu la certification après quatre ans de formation.

Un appel profond à l’itinérance se fait alors sentir en moi et je marche de Conques jusque Saint-Jacques de Compostelle. À mon retour je m’installe dans le sud de la France, à Lodève, où je vis actuellement. 

Bien que ballotté par les expériences de la vie comme chacun d'entre nous, je trouve en moi un espace silencieux stable. Et c'est de cet espace que l'élan de reproposer mes services en tant que thérapeute émerge naturellement. Je reprends mon activité et monte alors des stages et des ateliers de groupe.   

Aujourd’hui je suis toujours en chemin. Demain, je serai toujours en chemin. Rien de ce que je n’ai vécu ne m’a rendu "plus ceci" ou "moins cela". Tout me rend toujours plus humain, parmi les humains. 

Ce sera un réel plaisir de vous rencontrer.

Victor.